Violence policière

La société française devient de plus en plus violente physiquement actuellement. Mais cela n’est que le résultat différé, le retour de bâton, le rejaillissement d’une violence infuse, symbolique, institutionnelle latente.

Nous avons actuellement un gouvernement autoritaire, sans doute le pire de ces 30 dernières années. Et on constate un accroissement des violences « policières » qu’elles soient physiques ou symboliques.

Voici un tout récent florilège en vidéo (avec bribes de commentaires):

Violence de l’État : le mercenaire Benalla

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’y reviendrai pas, j’ai déjà commenté ici et.

Violence physique : défoulement dans un Burger king

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Violence physique : matraquage d’enfants pacifiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Violence physique : après les mioches, mâtons les viocs

 

 

 

 

 

Ces hommes se sentent forts avec leur matraque, ils se défoulent. Ce sont biens souvent des impuissants (ontologiques). On ne devient pas CRS gratuitement, il faut déjà être légèrement mentalement perturbé, avoir une prédisposition prononcée pour la violence (fusse-t-elle celle, légitime, de l’ordre établi). N’est pas CRS qui veux.

Les violences sont le fruit de l’impuissance, une impuissance refoulée, larvée, qui rejaillit sans aucune limite ni borne. Ceux qui s’y adonnent sont des bêtes brutes. C’est parce qu’ils sont impuissants qu’il utilisent la force brute, ce sont des minables.

Si j’ai déjà pu dire ici que je n’aimais pas la foule, je l’aime encore moins quand elle est en uniforme. Ils profitent de leur uniforme. Agissent en meute. Ce sont des chiens. Parler ainsi c’est encore trop insultant pour les chiens.

 

Violence incongrue : un policier avec un marteau

Pour quoi faire ?

 

 

 

 

 

Violence symbolique lors de l’interpellation de lycéens à Mantes-la-Jolie

 

Il y a peu, je me suis rendu dans une salle de classe de maternelle : pour avoir le calme l’institutrice demandait aux gamins « mettez la tête dans les bras et attendez ». Il est étonnant que cette méthode marche toujours sur des lycéens, sans doute le prestige de la matraque.

Ne pouvant rien faire contre les gilets jaunes, à part donner quelques coups de matraque à la volée, les forces de l’ordre répressif en sont rendues à humilier des jeunes…

Vite la démission de Macron que le Fn puisse disposer d’une telle police déjà si opérationnelle devant une jeunesse (volontairement) asservies !

 

Violence symbolique : l’état envoie des chars

Voilà, maintenant que le gouvernement français envoie les chars contre son peuple. Sommes-nous au Venezuela ? En Corée du Nord ? Chez Poutine ? Non, seulement en France.

Les forces de l’ordre ont recours aux blindés de la gendarmerie à Paris (BFMTV)

 

Remarques mêlées :

Il ne s’agit que de vidéos mais elles sont bien trop nombreuses ces derniers temps pour n’être que des cas isolés,  voire des intox, sans compter les nombreux témoignages.

Pour une bonne part, cette violence est ordonnée. Il ne s’agit pas de simples dérapages, d’incidents isolés mais bien d’une volonté de l’État, d’un État macroniste répressif. Les forces de l’ordre -ou du désordre, c’est selon-  ont une hiérarchie, un commencement qui leur donne des instructions stratégiques. La responsabilité de ces violences doit en grande partie être imputée à ces donneurs d’ordre.
J’irais même jusqu’à dire que Macron et le grand capital qu’il sert, se fichent de la violence bien au contraire, elle les arrange et ils la provoquent !  Du temps que les forces de l’ordre se battent avec le peuple, les nantis sont bien protégés. La bourgeoisie des privilégiés, n’est en rien gênée par la violence, seule la gréve générale, le blocage total de l’économie et un changement de régime politique leur fait peur.

Pour une partie, qui peut être instrumentalisée par l’État, la violence de certains CRS ou manifestants (« casseurs ») à une origine plus profonde, instinctuelle, psychanalytique ; il s’agit en quelque sorte pour eux d’une occasion donnée à un défoulement  -se défouler sur la foule, se défouler dans la foule; la foule est la situation rêvée pour se défouler- c’est-à-dire au rejaillissement de pulsions refoulées, à l’expression matérielle d’une peine à être et se sentir impuissant, d’un désir de puissance perverti -illusoirement poursuivi à être comblé par le recours à la force brute (physique). Ces violents appartiennent à ce que j’appellerais lempire des impuissants. Un peu à la manière de ce que je développais ici en ce qui concerne les grognons grincheux et les éternels mécontents, la tendance à la râlerie a la même origine que la disposition à la violence physique : un sentiment intime d’impuissance d’où proviennent également Incontentement d’un coté, défoulement de l’autre. [Il n’est pas exclu que l’Incontentement pousse au défoulement.]

Ces ligues de violents et de mécontents préparent le terrain pour la prise en main du pays par un régime militariste d’extrême droite, si tant est que l’on y ait pas déjà un pied.

Avec de telles « forces de l’ordre », il n’est pas étonnant que des manifestants se s’extrémisent…

Je déteste viscéralement toute forme de violence et tout uniforme me terrorise, ça doit être mon fond libertaire.

Sources ou prolongements :

 

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